Le métier de pilote d’avion fascine, car il combine technicité, responsabilité, et une part de rêve liée au voyage. La rémunération intrigue aussi, car vous entendez des montants très différents selon compagnie, grade, et type de vols.
Des repères en France parlent d’un salaire moyen de pilote de ligne autour de 116 400 € bruts par an, soit environ 6 100 € nets par mois, avec une fourchette de début autour de 64 300 € bruts par an. Par exemple, un pilote en début de carrière, souvent copilote, se situe fréquemment entre 3 000 et 4 500 € bruts par mois selon des estimations grand public.
Cet article propose un tableau récap afin de savoir combien gagne un pilote d’avion en France, puis détaille le salaire net, les facteurs de variation, et les écarts selon le type d’aviation. Une dernière partie répond à une question très recherchée, le salaire d’un pilote chez Air France.
Les montants changent d’un mois à l’autre, car les primes de vol, les indemnités de déplacement, et le planning pèsent lourd.
Les écarts viennent surtout du grade (copilote, commandant), du type de vols (court, long-courrier), et de la compagnie.
La formation reste longue et coûteuse, le salaire reflète aussi une sélection stricte, et une responsabilité juridique forte.
Un bon comparatif de salaire se fait sur l’année, pas sur un seul mois, car les rotations changent selon saisons.
Les chiffres les plus élevés concernent des profils très seniors, et des compagnies très rémunératrices, pas un début de carrière.

| Profil | Repère brut annuel | Repère brut mensuel | Repère net mensuel | Commentaire |
|---|---|---|---|---|
| Pilote de ligne, “moyenne France” | 116 400 € | ≈ 9 700 € | ≈ 6 100 € | Repère basé sur offres d’emploi |
| Début de carrière (repère offres) | 64 300 € | ≈ 5 360 € | ≈ 3 810 € | 1 à 3 ans d’expérience |
| Début de carrière (estimation grand public) | — | 3 000 à 4 500 € | Net variable | Souvent copilote |
| Confirmé (estimation grand public) | — | 6 000 à 8 000 € | Net variable | Progression avec heures de vol |
| Commandant expérimenté (estimation grand public) | — | 9 000 à 12 000 € | Net variable | Plus haut en long-courrier |
| Haut de carrière (repère offres) | 350 000 € | ≈ 29 100 € | ≈ 15 170 € | Cas rare, haut de fourchette |
Quel est le salaire net d’un pilote d’avion ?
Le net dépend du brut, puis des cotisations, puis des indemnités, et du volume de vols sur le mois. Un repère publié sur des offres d’emploi annonce 6 100 € nets par mois pour un pilote de ligne “moyen” en France, ce chiffre donne une base de comparaison. C’est un salaire encore plus élevé comparé à ce que gagne un ingénieur en France.
Le net augmente quand le planning ajoute de nombreuses rotations, des nuits, et des découchés, car des indemnités s’ajoutent. Le net baisse quand l’activité diminue, ou quand vous avez moins d’heures de vol, même si le fixe reste présent. Pour comparer deux offres, regardez le fixe, puis la part variable, puis les indemnités, c’est là que se cache la différence.
Quels facteurs font varier le salaire d’un pilote d’avion ?
Le salaire ne dépend pas seulement d’un titre, il dépend d’un assemblage : compagnie, grade, appareil, type de vols, et rythme de travail.
La compagnie aérienne
Une grande compagnie affiche des grilles plus généreuses que certaines compagnies régionales ou low-cost, selon les estimations disponibles. Les accords internes, et la séniorité, pèsent aussi, car ils déterminent l’accès aux lignes et aux primes. Certaines compagnies ajoutent des avantages, billets à tarif réduit, ou indemnités plus hautes, ce qui gonfle le “package”.
Les variations par compagnie ressortent aussi dans des comparatifs d’offres, avec des niveaux plus bas affichés pour certaines low-cost. Pour vous, le bon réflexe consiste à demander un exemple de bulletin de paie anonymisé, avec les primes détaillées.
Le grade : copilote ou commandant de bord
Le copilote démarre avec une rémunération plus basse, car il suit une progression liée aux heures de vol et à l’expérience. Le commandant de bord assume la responsabilité finale du vol, et de l’équipage, la rémunération suit ce niveau de responsabilité.
Les repères grand public donnent un commandant expérimenté entre 9 000 et 12 000 € bruts par mois, alors qu’un début de carrière se situe plutôt vers 3 000 à 4 500 € bruts. La montée de grade dépend de la compagnie, de la flotte, et des besoins. Le salaire change donc par paliers, pas de manière linéaire.
Le type de vols : court, moyen, long-courrier
Le long-courrier s’accompagne de découchés, et de décalage horaire, donc des primes et indemnités plus élevées apparaissent. Le court-courrier enchaîne davantage de secteurs dans une journée, la fatigue se place ailleurs, et les primes suivent une autre logique.
Les heures de vol mensuelles, et les rotations, changent votre net sur l’année. Certains pilotes préfèrent un planning plus régulier, d’autres visent des rotations plus rémunératrices. Vous comparez donc le salaire et le rythme, ensemble.
Le type d’appareil et la qualification
Un avion plus gros et plus complexe amène une qualification spécifique, donc une valeur plus haute sur le marché. Le monocouloir et le gros porteur ne donnent pas le même niveau de rémunération, car la technicité, et le type de mission changent.
La compagnie contrôle l’accès aux formations de qualification, donc votre trajectoire dépend aussi de l’ancienneté. Quand vous volez sur une flotte rare, le profil devient plus recherché. Ce point explique une partie des écarts entre deux pilotes au même âge.
Les primes et indemnités
Le salaire de base se complète avec des primes de vol, des heures supplémentaires, des indemnités de déplacement, et des primes de nuit ou week-end. Ces compléments peuvent représenter une part élevée de la rémunération totale, surtout en long-courrier.
Un mois chargé en rotations et nuits donne un net supérieur, puis un mois plus léger donne un net inférieur. Cette variabilité surprend, surtout au début, car vous comparez alors des mois “non comparables”. Un suivi sur 12 mois donne une vision plus juste.
Combien gagne un pilote d’avion selon le type d’aviation ?
Le salaire varie aussi selon le segment, transport passagers, fret, aviation d’affaires, ou missions spécialisées, car les contraintes et les modèles économiques changent.
Pilote de ligne passagers (régulier)
Le transport passagers offre des grilles plus lisibles, avec une progression liée au grade et à l’ancienneté. Les repères de salaire moyen en France citent 116 400 € bruts par an pour un pilote de ligne, ce qui correspond à un profil déjà installé.
Les indemnités et primes augmentent selon rotations, et long-courrier. La stabilité d’emploi et la formation interne attirent beaucoup de candidats. En contrepartie, le planning impose nuits, week-ends, et décalage horaire.
Compagnies low-cost
Le low-cost se caractérise par une productivité élevée, plus de secteurs, des rotations serrées, et des bases parfois à l’étranger. Les comparatifs de salaires par compagnie sur offres d’emploi affichent des niveaux plus bas pour certaines low-cost, avec des écarts notables par rapport à une grande compagnie.
Le fixe varie, et le variable dépend du planning, et des heures. La vie perso subit plus de contraintes quand le planning bouge beaucoup. Vous comparez donc aussi le nombre de jours off, pas seulement le brut.
Fret (cargo)
Le fret implique souvent des vols de nuit, et des horaires décalés, avec une organisation différente du passagers. Les primes liées à la nuit, et aux découchés, changent la rémunération finale.
Le métier attire des pilotes qui préfèrent moins de pression “cabine passagers”, mais la fatigue circadienne reste réelle. Le trafic fret varie selon périodes, donc la charge de vol évolue. Vous regardez donc l’équilibre entre rémunération, et récupération.
Aviation d’affaires (jet privé)
L’aviation d’affaires apporte une disponibilité élevée, car le client attend flexibilité et réactivité. La rémunération varie selon l’opérateur, la taille de flotte, et la clientèle, donc elle devient moins “standard”.
Les découchés arrivent parfois à la dernière minute, ce qui pèse sur la vie personnelle. Certains opérateurs compensent via indemnités, et niveau de fixe plus haut, d’autres non. Vous gagnez en confort matériel à bord, mais vous perdez en prévisibilité.
Aviation militaire et missions spécialisées
Le militaire et les missions spécialisées suivent une logique différente, des grilles et primes spécifiques, etdes contraintes fortes. Le salaire ne suit pas les mêmes repères que le civil, car le statut, et les avantages, changent.
Les missions demandent une technicité élevée, et une discipline stricte, ce qui attire un profil particulier. La progression suit l’ancienneté, les qualifications, et les affectations. Si vous comparez avec le civil, comparez aussi logement, primes, et stabilité.

Quel est le salaire d’un pilote d’avion chez Air France ?
Un comparatif sur les offres d’emploi affiche un salaire de “pilote de ligne Air France” autour de 118 700 € par an, soit un niveau proche du salaire moyen pilote de ligne estimé en France sur la même source. Ce chiffre sert de repère, car le salaire réel varie selon grade, ancienneté, flotte, et type de vols.
Un copilote Air France ne touche pas la même rémunération qu’un commandant long-courrier, la grille interne crée des paliers. Les indemnités de déplacement, et les primes de vol, changent aussi le revenu sur l’année, surtout sur des rotations longues. Pour une estimation réaliste, vous comparez deux profils au même grade, et à la même flotte, sinon la comparaison devient trompeuse.
Quel salaire net touche un pilote de ligne chaque mois ?
Le salaire d’un pilote d’avion en France varie fortement, car la compagnie, le grade, le type de vols, la flotte, et les primes changent tout. Des repères d’offres d’emploi citent 116 400 € bruts par an en moyenne, soit environ 6 100 € nets par mois, avec un début autour de 64 300 € bruts par an, puis des niveaux très élevés en haut de carrière.
Les estimations grand public ajoutent une lecture simple : un copilote débutant autour de 3 000 à 4 500 € bruts par mois, puis un commandant expérimenté entre 9 000 et 12 000 € bruts, selon missions. Le net réel fluctue avec les rotations, les nuits, et les indemnités, donc l’analyse se fait sur l’année. Pour comparer deux offres, regardez fixe, primes, indemnités, et planning, vous aurez une image fidèle de votre futur revenu.
