Le salaire d’un vétérinaire en France varie selon le statut (salarié, collaborateur libéral, associé), l’expérience, la zone géographique, et le type d’activité (chiens-chats, rural, équin).
Un vétérinaire en France gagne en moyenne autour de 80 644 € par an en exercice libéral, avec des écarts marqués selon le profil. Un libéral en exercice individuel tourne autour de 63 k€ par an, alors qu’un libéral associé monte près de 90 k€ par an. Côté salariat, le cadre conventionnel 2025 fixe le point à 17,75 €, et place par exemple un vétérinaire échelon 4 à 3 727,50 € brut mensuels.
Cet article détaille combien gagne un vétérinaire avec les fourchettes selon le statut, la spécialité, puis les facteurs qui font bouger la rémunération. Vous allez aussi trouver un tableau récapitulatif, puis un encadré “à retenir” pour aller droit au but.
À retenir
- Le point conventionnel passe à 17,75 € au 1er janvier 2025, base de calcul des minimums de branche.
- Le revenu libéral moyen annoncé par l’Atlas se situe autour de 80 644 € par an, avec de gros écarts selon l’exercice (individuel, associé, collaboration).
- La part des vétérinaires salariés du secteur libéral progresse, environ 41 % des inscrits en 2022.
- Les astreintes, les urgences, et la “clientèle” (canine, rurale, équine) pèsent directement sur la rémunération finale.

| Profil en France | Ordre de grandeur | Ce que cela signifie |
|---|---|---|
| Minimum conventionnel, point 17,75 € (au 01/01/2025) | Point = 17,75 € | Base de calcul des salaires minimums de branche. |
| Exemple donné par le SNVEL (2025) | Vétérinaire échelon 4 : 3 727,50 € brut | Repère de minimum pour un échelon donné, hors négociation individuelle. |
| Revenu moyen annuel des libéraux (Atlas 2023) | 80 644 € / an | Moyenne tous profils libéraux confondus, avec disparités fortes. |
| Libéral en exercice individuel (Atlas 2023, résumé presse) | 63 k€ / an | Niveau moyen cité pour l’exercice individuel. |
| Libéral associé (Atlas 2023, résumé presse) | près de 90 k€ / an | Niveau moyen cité pour les associés. |
Combien gagne un vétérinaire salarié ?
Un vétérinaire salarié s’appuie sur une rémunération mensuelle, plus lisible, encadrée par la convention collective, et revalorisée via la valeur du point. En début de carrière, plusieurs sources de recrutement donnent une fourchette autour de 2 000 à 3 000 € brut par mois, selon la structure, la région, et les gardes. Cela représente environ le double de ce que gagne un chauffeur de bus en France.
La convention collective sert de garde-fou, par exemple un calcul minimum cité en 2025 situe un débutant (coef 132) à 2 343 € brut mensuels, sur la base du point à 17,75 €. Avec l’expérience, la rémunération grimpe, et des sources orientées recrutement indiquent des fins de carrière salariées pouvant viser 3 800 à 5 500 € brut par mois, selon ancienneté, type de clinique, et amplitudes horaires.
Combien gagne un vétérinaire libéral ?
En libéral, la rémunération dépend du chiffre d’affaires, des charges (personnel, loyer, plateau technique, imagerie), et du montage d’exercice (individuel, associé, collaborateur). Selon le résumé de l’Atlas 2023 publié dans la presse vétérinaire, le revenu moyen annuel des vétérinaires libéraux se situe à 80 644 €, avec des écarts selon le profil. Cela équivaut à ce que gagne un pharmacien à son compte.
Toujours d’après ce même résumé, un libéral en exercice individuel tourne autour de 63 k€ par an, alors qu’un libéral associé atteint près de 90 k€ par an. Ces écarts viennent aussi du volume d’actes, des urgences, et du positionnement (rural, équin, chirurgie, imagerie), car la structure de coûts et la fréquence des gardes changent.
Combien gagne un vétérinaire selon la spécialité ?
La spécialité change la rémunération, car les actes, les gardes, et la technicité ne se ressemblent pas d’un secteur à l’autre.
En urgences, des offres d’emploi affichent par exemple 3 334 € brut par mois, avec une part variable, comme 20% des actes HT réalisés pendant les gardes, ce qui fait grimper le total quand l’activité s’intensifie.
Pour un vétérinaire spécialisé, certaines sources grand public annoncent une fourchette d’environ 4 000 à 7 000 € brut par mois, selon la structure, la région, et le volume de cas référés.
Dans les pratiques “rurales” ou “équin”, les déplacements, les astreintes, et la saisonnalité tirent aussi les revenus dans un sens ou dans l’autre, car les semaines se chargent vite dès que les gardes s’enchaînent.

Quels facteurs font varier le salaire d’un vétérinaire ?
Ces écarts de revenus s’expliquent par des paramètres très concrets, que vous retrouvez dans la réalité des cliniques et des tournées.
L’expérience, et l’échelon
Le début de carrière se cale près des planchers conventionnels, car la grille fixe un cadre minimal de branche. À partir de quelques années, la négociation devient plus ouverte, surtout si vous prenez des gardes, gérez une clientèle fidèle, ou développez une compétence recherchée.
Le SNVEL rappelle que les salaires conventionnels restent des seuils minimums, donc les cliniques ajustent selon la situation économique et la valeur du profil. La progression se lit aussi dans les repères de recrutement, avec des fins de carrière salariées bien plus hautes que les débuts, en fonction de l’ancienneté.
Au final, l’expérience fait varier le salaire via la technicité, la rapidité de prise en charge, et la capacité à gérer les cas lourds sans “surconsommer” de temps de consultation.
Le statut, salarié, collaborateur, associé
L’Atlas 2023 montre plusieurs modalités d’exercice, avec une progression des vétérinaires salariés du secteur libéral, et une dynamique nette des collaborateurs libéraux.
En salarié, la rémunération se présente plus régulière, cadrée par la convention collective, avec des avantages annexes selon employeur.
En libéral, le revenu dépend du modèle, et l’Atlas (résumé) donne des moyennes distinctes entre exercice individuel, collaboration, et association.
En association, le revenu moyen cité grimpe, car le chiffre d’affaires se partage, et les moyens techniques suivent, mais l’engagement financier et l’organisation deviennent plus lourds.
Le statut change donc le “moteur” du revenu, salaire fixe côté salarié, revenu après charges côté libéral.
La zone géographique, et la clientèle locale
La répartition territoriale n’est pas homogène, l’Atlas note des dynamiques différentes selon régions, avec des zones moins attractives et des zones plus demandées.
Quand une zone manque de praticiens, la pression de demande monte, et les gardes deviennent plus fréquentes, ce qui pèse sur la rémunération via astreintes et actes d’urgence. À l’inverse, en zone très “dense”, la concurrence se ressent, et la structure doit se distinguer par la technicité, l’équipement, ou l’extension horaire.
Le type de clientèle locale compte aussi, chiens-chats en urbain, élevage en rural, équin en zones de haras, les actes, les trajets, et les paniers moyens diffèrent.
Résultat, la localisation agit à la fois sur les tarifs, les charges, et le rythme de travail.
Les gardes, urgences, et astreintes
Les urgences et l’astreinte changent le quotidien, vous gérez des cas imprévisibles, et des amplitudes longues. Le SNVEL indique que les indemnités d’astreintes minimums entrent aussi dans la logique conventionnelle, donc une part des montants suit un cadre de branche. Dans certains segments, la presse vétérinaire cite des revenus plus hauts possibles, mais liés à des astreintes soutenues.
En pratique, la garde augmente la rémunération, mais fatigue davantage, et réduit la disponibilité personnelle, ce qui fait hésiter une partie des jeunes diplômés. Ce facteur explique des écarts nets entre deux vétérinaires au même âge, l’un sans garde, l’autre avec nuits, week-ends, et jours fériés.
Combien gagne un vétérinaire en moyenne ?
Un vétérinaire en France gagne donc selon son statut, son expérience, sa spécialité, et sa localisation, avec des repères fiables côté convention collective et des moyennes publiées côté libéraux. En salarié, les fourchettes démarrent près des minimums, puis montent avec ancienneté, gardes, et type de clinique.
En libéral, l’Atlas 2023 rapporté par la presse situe un revenu moyen autour de 80 644 € annuels, avec un exercice individuel autour de 63 k€ et une association près de 90 k€, ce qui illustre une dispersion marquée.
