Le salaire d’un chirurgien en France varie énormément, car il dépend du statut (hôpital public, clinique, libéral), de la spécialité, du secteur de conventionnement, et du volume d’activité.
Pour donner un repère chiffré, la DREES indique qu’en 2021, le revenu d’activité annuel moyen des médecins ayant une activité libérale (exclusifs ou mixtes) atteint 124 000 €, avec de très fortes disparités selon la spécialité. Dans cette même source, la catégorie “spécialités chirurgicales” affiche un revenu d’activité moyen de 178 300 € en 2021, et 82,7% des chirurgiens libéraux exercent en secteur 2.
Dans cet article, vous allez voir combien gagne un chirurgien en France avec un tableau récapitulatif, puis des explications par mode d’exercice, puis un zoom début de carrière, et enfin les facteurs qui font varier les montants.
Les écarts viennent surtout de la spécialité, du volume d’actes, et du secteur 1/2, pas uniquement du talent ou du diplôme.
En chirurgie libérale, une grande partie des praticiens exerce en secteur 2, ce point change le niveau moyen de revenus.
Pour comparer deux situations, regardez aussi gardes, astreintes, ancienneté d’installation, et activité mixte.

| Situation | Repère chiffré (France) | Ce que le chiffre représente |
|---|---|---|
| Médecins avec activité libérale (ensemble) | 124 000 € / an (moyenne 2021) | Revenu d’activité annuel moyen |
| Spécialités chirurgicales (libéral, ensemble) | 178 300 € / an (moyenne 2021) | Revenu d’activité annuel moyen |
| Part des chirurgiens libéraux en secteur 2 | 82,7% (2021) | Part des effectifs en secteur 2 |
Combien gagne un chirurgien à l’hôpital public ?
À l’hôpital public, un chirurgien relève en général du statut de praticien hospitalier (PH) à temps plein, donc sa base suit une grille d’émoluments. Sur cette grille, le 1er échelon est indiqué à 4 633,98 € brut par mois, puis le 2e échelon à 4 840,20 € brut par mois, et le 3e échelon à 5 179,01 € brut par mois (montants de base, hors primes et gardes). Toujours sur la même grille, le 4e échelon est indiqué à 5 547,26 € brut par mois, ce qui illustre la progression avec l’ancienneté.
Ces montants ne couvrent pas les compléments, car des éléments comme gardes, astreintes, et indemnités peuvent s’ajouter selon le poste et l’organisation du service. Pour un repère “fin de carrière” hors primes, une source de référence indique une rémunération annuelle d’un PH temps plein au dernier échelon à 107 009,89 € brut/an, soit environ 8 917 € brut/mois.
Combien gagne un chirurgien en clinique privée ?
En clinique privée, la rémunération dépend surtout du statut réel, salarié (rare en chirurgie) ou libéral qui opère en clinique, et ces deux cas ne donnent pas le même “salaire”.
Pour un repère chiffré grand public, Indeed indique un salaire moyen de chirurgien en France de 72 171 € par an, soit 5 110 € par mois, tous statuts et situations confondus, ce qui donne une base indicative mais très large. Indeed précise aussi que le statut influe fortement et que les chirurgiens libéraux gagnent en général plus que les chirurgiens salariés, ce qui explique pourquoi “clinique privée” ne veut pas dire automatiquement “plus payé”.
Dans une clinique, un chirurgien salarié reste payé pendant ses congés et n’achète pas son propre matériel, alors qu’un chirurgien libéral paie ses charges (cabinet, URSSAF, matériel) et n’est pas rémunéré pendant ses congés, donc le revenu net ne se lit pas de la même façon.
Combien gagne un chirurgien libéral ?
Pour un chirurgien libéral, le bon chiffre à regarder reste le revenu d’activité, car il correspond à un revenu après déduction des charges, et non à un chiffre d’affaires brut.
Selon la DREES, en 2021, le revenu d’activité moyen des “spécialités chirurgicales” atteint 178 300 € par an. La même publication indique qu’une très grande part des chirurgiens libéraux exerce en secteur 2 (82,7%), ce qui explique aussi des niveaux moyens plus élevés que dans d’autres spécialités. Cela correspond à ce que gagne un notaire en France.
Ce revenu varie ensuite fortement entre praticiens d’une même spécialité, la DREES mentionne de fortes disparités selon spécialité et ancienneté, avec des écarts très marqués entre hauts et bas revenus.
Combien gagne un chirurgien en début de carrière ?
En début de carrière, un futur chirurgien se situe d’abord au niveau interne, puis il passe sur des statuts “post‑internat” (chef de clinique assistant, assistant spécialiste), donc les montants évoluent par paliers.
Pour les internes, l’ISNI affiche des émoluments forfaitaires annuels de 19 406,35 € (1ʳᵉ année), 21 483,24 € (2ᵉ année) et 28 408,30 € (3ᵉ année), hors gardes et indemnités. Après l’internat, la MACSF indique que la rémunération brute annuelle d’un assistant spécialiste à temps plein varie de 33 643 € (1ʳᵉ année) à 41 387 € (6ᵉ année).
Pour un autre repère très concret, une fiche ARS Nouvelle‑Aquitaine mentionne un salaire de base d’assistant spécialiste des hôpitaux (1ʳᵉ ou 2ᵉ année) à 2 803,59 € brut mensuels. Enfin, pour le statut hospitalo‑universitaire, une source “reconversionprofessionnelle.org” cite un salaire brut mensuel de 2 796 € pour un chef de clinique assistant (2 ans post‑internat).
Ces chiffres se comparent à ce que gagne une infirmière en France.

Quels sont les facteurs qui influencent le salaire d’un chirurgien ?
Après les statuts, place aux facteurs, car ce sont eux qui expliquent les écarts entre deux chirurgiens au même âge.
La spécialité chirurgicale
Les revenus diffèrent fortement selon les spécialités, la DREES souligne des disparités très marquées de revenus entre spécialités médicales et chirurgicales. Même au sein de la chirurgie, les volumes opératoires, les actes, et l’organisation créent des écarts, donc la spécialité ne suffit pas à prédire un chiffre individuel.
Le choix d’une spécialité influence aussi la disponibilité du bloc et la tension de la demande, donc le potentiel d’activité. Pour estimer un revenu, partez de la spécialité, puis regardez le contexte local et l’activité réelle, pas une moyenne nationale seule.
Le secteur de conventionnement (secteur 1 vs secteur 2)
Le secteur 2 apparaît très fréquent en chirurgie libérale, la DREES indique 82,7% des chirurgiens libéraux en secteur 2 en 2021. Ce choix change la structure des revenus, car il autorise des dépassements encadrés, et il modifie aussi la patientèle et la concurrence locale.
La DREES signale aussi des écarts moyens entre secteur 1 et secteur 2, avec une hétérogénéité selon spécialités, ce point compte dans une estimation réaliste. Le secteur 2 attire, mais il exige une stratégie éthique et commerciale propre, et un regard sérieux sur l’accès aux soins.
Le volume d’activité et l’organisation
Le revenu libéral provient largement des actes réalisés, la DREES décrit une rémunération liée au nombre d’actes pour le revenu libéral. Plus votre agenda se remplit (consultations, blocs, suivi), plus le revenu monte, mais plus la fatigue et les risques d’erreur montent aussi, donc il faut trouver un équilibre.
Pour cela, l’organisation change tout : secrétariat, gestion des rendez-vous, relations correspondants, temps de bloc, et taux de no-show. Un chirurgien “très bon” mais mal organisé laisse de l’argent sur la table, et se met sous pression, donc l’organisation compte autant que le geste.
L’ancienneté d’installation et la patientèle
La DREES met en avant un effet d’ancienneté, avec des revenus qui évoluent selon la durée d’installation, et des tendances différentes entre médecins installés depuis moins de 10 ans et ceux installés depuis 10 à 29 ans ou plus. Une patientèle se construit avec le temps, mais aussi via le réseau de correspondants, généralistes, spécialistes, et l’image de fiabilité.
Les premières années en libéral absorbent aussi des charges fixes (cabinet, matériel, personnel), donc le revenu net démarre plus bas que les honoraires bruts. La trajectoire compte plus que le chiffre de la première année, regardez une projection à 5–10 ans.
L’activité mixte (libéral + salariat)
La DREES indique qu’en 2021, 31% des médecins avec activité libérale ont une activité mixte (libéral + salariat). Ce schéma change le revenu total, car il ajoute un revenu salarié à un revenu libéral, donc vous comparez plus difficilement deux profils.
L’activité mixte attire quand vous voulez garder un pied à l’hôpital, accéder à certains plateaux techniques, ou sécuriser un revenu. C’est un bon compromis au début, mais il exige une gestion de planning stricte, car la charge de travail grimpe vite.
Combien gagne en moyenne un chirurgien en France ?
Un chirurgien en France ne “gagne” pas un seul salaire type. Pour des repères chiffrés solides côté libéral, la DREES indique un revenu d’activité moyen de 178 300 € en 2021 pour les spécialités chirurgicales, et une forte présence du secteur 2 chez les chirurgiens (82,7%).
Pour estimer un cas réel, regardez la spécialité, le secteur, l’activité opératoire, l’organisation, et l’ancienneté d’installation, puis comparez des situations comparables.
