Le revenu d’un notaire varie énormément, car il dépend surtout de son statut, salarié ou associé, et du volume d’activité de l’office.
Pour le notaire salarié, une source basée sur la convention collective cite un minimum mensuel garanti allant de 1 776 € à 5 868 € brut/mois (35 h) selon le niveau et la catégorie du poste (grille au 1er mars 2023). Pour le notaire associé/libéral, JobTeaser donne un salaire annuel moyen estimé à 229 700 € brut/an, soit 19 142 € brut/mois, et précise aussi un salaire brut médian de 16 458 € brut/mois (soit 197 500 € brut/an) dans un autre chiffrage repris.
Cet article détaille combien gagne un notaire en France en abordant d’abord les statuts, puis le type d’office, puis les actes qui tirent le revenu vers le haut. Vous aurez des repères simples pour lire un chiffre sans vous faire piéger.
Les écarts viennent surtout de la localisation, du volume d’actes, et de la spécialisation, pas du titre seul.
Le chiffre d’affaires de l’office ne correspond pas au revenu du notaire, car l’office supporte des charges lourdes (salaires, locaux, logiciels, formalités).
Pour comparer deux situations, comparez à périmètre identique : statut, taille d’équipe, type d’actes, part immobilière.

| Profil | Ce que vous lisez réellement | Ce qui fait varier le plus |
|---|---|---|
| Notaire salarié | Un salaire mensuel, lié au poste et à l’expérience | Niveau de responsabilité, taille d’office, ville, performance interne |
| Notaire associé | Un revenu lié au résultat de l’office, donc variable | Volume d’actes, immobilier, organisation, charges, politique de rémunération |
| Notaire selon office | Une moyenne impossible, car l’office change tout | Petit office vs gros office, rural vs urbain, spécialisation, équipe |
Combien gagne un notaire salarié ?
Un notaire salarié touche un salaire, donc un montant plus prévisible qu’un associé, avec des variations selon l’expérience et le niveau de poste.
Pour un repère chiffré issu de la convention collective citée par JobTeaser, le minimum mensuel garanti dans le notariat va de 1 776 € à 5 868 € brut par mois (base 35 h), selon la catégorie et le niveau. Dans la pratique, le salaire grimpe quand l’office confie des dossiers complexes, de la relation client, et de l’encadrement d’équipe, car la technicité et la responsabilité augmentent.
Ce statut attire quand vous cherchez une trajectoire plus stable, sans exposition directe aux charges d’une étude et aux cycles du marché immobilier.
C’est également ce que gagne un psychologue sénior.
Combien gagne un notaire associé ?
Un notaire associé tire sa rémunération du résultat de l’office, donc son revenu varie avec l’activité, la marge, et la politique de distribution.
JobTeaser donne un repère de 229 700 € brut par an pour un notaire libéral/associé, soit 19 142 € brut par mois, ce qui illustre un niveau nettement supérieur au salariat, mais aussi une forte variabilité selon les études. Cela correspond à peu près à ce que peut gagner en moyenne un chirurgien en France.
Une autre source cite un salaire brut médian de 16 458 € brut par mois, soit 197 500 € brut par an, ce qui donne un second point de repère. Ce statut attire par le potentiel, mais il implique aussi une logique de gestion et de pilotage d’activité, pas uniquement de rédaction d’actes.
Combien gagne un notaire selon le type d’office ?
Le statut compte, mais le terrain compte tout autant, car l’office fixe le volume d’actes, l’équipe, et la clientèle.
Petit office (rural, ou petite ville)
Dans un petit office, les revenus des notaires se situent plus fréquemment dans le bas de la large fourchette nationale publiée par le JDN, qui va de 7 755 € à 31 541 € brut par mois (tous profils confondus). Ce type d’office s’aligne davantage sur un flux immobilier plus limité, donc il se rapproche plus facilement du bas de fourchette que des niveaux “métropole”.
Pour un repère “entrée de carrière salarié”, JobTeaser rappelle un minimum mensuel garanti de 1 776 € brut/mois (grille au 1er mars 2023), ce qui correspond au plancher, pas à la moyenne réelle d’un notaire.
Dans la vraie vie, un petit office compense parfois avec des actes de famille et de patrimoine, mais ces dossiers ne créent pas systématiquement des revenus du niveau des gros volumes immobiliers.
Ce format attire quand vous cherchez une relation client de proximité, avec une progression plus graduelle que dans un office très orienté transactions.
Office intermédiaire (ville moyenne, équipe structurée)
Un office intermédiaire s’approche plus facilement d’un niveau proche du salaire brut moyen cité par le JDN, soit 19 648 € brut par mois (tous profils confondus). Cette zone “milieu de fourchette” colle à des offices qui combinent immobilier, dossiers famille, et organisation d’équipe qui absorbe du volume.
Sur la partie “notaire libéral”, JobTeaser donne un repère de 229 700 € brut/an, soit 19 142 € brut/mois, ce qui rejoint cette idée d’un niveau moyen élevé quand l’activité suit. JobTeaser rappelle aussi qu’en libéral, environ 60% partent en impôts et charges, donc un gros brut ne se convertit pas mécaniquement en gros net.
Grand office (métropole, volumes élevés, spécialisation)
Dans un grand office urbain, les revenus peuvent se rapprocher du haut de la fourchette publiée par le JDN, avec un maximum affiché à 31 541 € brut par mois (tous profils confondus). La spécialisation (immobilier complexe, promotion, sociétés, ingénierie patrimoniale) et le volume peuvent pousser les chiffres vers le haut, surtout sur des offices très “industrie notariale”.
JobTeaser cite aussi un exemple de fin de carrière où le chiffre d’affaires peut atteindre jusqu’à 36 000 € brut par mois, avec un ordre de grandeur “net” annoncé à 14 600 € net par mois après charges, dans un chiffrage présenté comme cas haut. En parallèle, les charges montent, équipe plus grande, loyers, outils, conformité, donc le revenu final dépend autant de la marge que du volume brut affiché.

Quels actes influencent le plus les revenus d’un notaire ?
Le revenu suit l’activité, donc certains actes pèsent plus, car ils génèrent plus de volume, plus de valeur, ou plus de récurrence :
- Immobilier : ventes, acquisitions, prêts, refinancements, promotions, VEFA.
- Droit de la famille : successions, donations, partages, régimes matrimoniaux.
- Droit des sociétés : créations, cessions de parts, restructurations, baux commerciaux.
- Patrimoine : stratégies de transmission, démembrement, pactes, montages familiaux.
- Actes complexes : dossiers avec multiples parties, négociation, enjeux élevés, délais serrés.
Combien gagne un notaire en moyenne en France ?
En France, un notaire ne “gagne” pas un montant unique, car le statut change tout, salarié d’un côté, associé/libéral de l’autre. Un notaire salarié se situe dans une grille de minimums mensuels garantis allant de 1 776 € à 5 868 € brut par mois (base 35 h), ce qui donne un repère clair pour le salariat.
Pour un notaire associé/libéral, JobTeaser avance un niveau moyen estimé à 229 700 € brut par an, soit 19 142 € brut par mois, ce qui illustre un potentiel nettement supérieur, mais aussi plus variable. En parallèle, le JDN publie une fourchette très large de 7 755 € à 31 541 € brut par mois, avec une moyenne annoncée à 19 648 € brut par mois, ce qui confirme l’ampleur des écarts entre offices et profils.
