Un anniversaire intersidéral pour un chef-d’œuvre signé Ridley Scott
Difficile de croire que cela fait déjà dix ans que « Seul sur Mars » a atterri dans les salles françaises. À l’époque, nombreux étaient ceux intrigués par la promesse d’une aventure spatiale… et le retour de Matt Damon dans l’espace un an après « Interstellar ». Ce film, adaptation du best-seller d’Andy Weir par le grand Ridley Scott, a marqué d’une pierre rouge (martienne, évidemment) une nouvelle étape dans l’exploration cinématographique de l’espace.
Que l’on soit passionné de science-fiction ou amateur occasionnel de sensations fortes, « Seul sur Mars » a su fédérer tout le monde : une note moyenne de 4 sur 5 décrochée auprès des spectateurs d’AlloCiné, plus de 2,5 millions d’entrées en France… et des critiques qui ne tarissaient pas d’éloges sur cette aventure aussi haletante que drôle.
Matt Damon, Robinson Crusoé de la planète rouge (et champion de la patate)
Le pitch a de quoi faire sourire… mais Matt Damon prouve qu’il sait s’approprier même les scénarios les plus improbables. Astronaute laissé pour mort et abandonné sur Mars après une tempête, son personnage, Mark Watney, se retrouve isolé sur une planète où, surprise, il n’y a ni wifi ni épicerie bio. Plutôt que de sombrer dans le désespoir, Mark va devoir rivaliser d’intelligence et d’ingéniosité pour survivre.
La scène culte ? Celle où il cultive des patates pour subsister, transformant la vie quotidienne sur Mars en une masterclass de débrouillardise. Non, ce n’est pas une farce : Matt Damon-potagiste, c’est validé !
L’art de l’authenticité : de la NASA aux hangars terriens
Pour donner vie à cette odyssée martienne, Ridley Scott et son équipe n’ont pas lésiné sur la crédibilité. Le film a bénéficié du soutien de la NASA, ajoutant une vraie couche de réalisme à l’aventure. Côté costumes, Matt Damon a porté des tenues pesant jusqu’à 45 kilos – de quoi donner des sueurs froides aux adeptes du fitness terrien !
Le décor de Mars, loin d’avoir été tourné sur place (on manque encore un peu de moyens de transport), a été magistralement reconstitué dans un gigantesque hangar. Un sol en polystyrène reproduisant l’aspect du sable, des rochers ocre disséminés ici et là, une bonne dose de terre rouge et une invasion de vapeur pour simuler la brume : le souci du détail était au rendez-vous. Le résultat ? Un Mars plus vrai que nature, à s’y méprendre.
- Une page du scénario est VRAIMENT partie dans l’espace, anecdotique mais symbolique du sérieux du projet !
- Le film regorge de trouvailles visuelles captivantes pour baigner le spectateur dans une ambiance martienne réaliste.
- Le tout doublé d’une performance émouvante et pleine d’autodérision de Damon.
Un divertissement qui a marqué les esprits
Des qualificatifs, il en faudrait toute une cargaison pour décrire « Seul sur Mars » : captivant, émouvant, drôle, original, optimiste, visuellement splendide… Cette aventure hors du commun allie le grand spectacle à une réflexion humaine profonde. Sous la main experte de Ridley Scott, le film est d’abord une histoire de survie, mais aussi une formidable ode à l’entraide, au courage et à l’ingéniosité.
Pas étonnant qu’il soit salué par autant de spectateurs et qu’il demeure une œuvre phare – à (re)découvrir sans hésitation. Pour tous les explorateurs en herbe (ou en patate), sachez que « Seul sur Mars » est disponible sur Disney+, prêt à vous embarquer, une fois encore, au-delà des étoiles.
En somme, « Seul sur Mars » reste une aventure spatiale spectaculaire et profondément humaine, qui a su conquérir la planète cinéma… et prouver qu’en cas d’urgence, il faut toujours avoir une patate sur soi.
