Préparez vos mouchoirs (et réservez un peu de Prozac) : Pluribus arrive ! La nouvelle création de Vince Gilligan, père chéri de Breaking Bad et Better Call Saul, promet déjà d’ébranler le petit monde des séries. Que cache ce mystérieux projet SF qui affole les fans… sans rien dévoiler de concret ? Plongeons dans ce casse-tête émotionnel (et, avouons-le, totalement intrigant) qui débarque sur Apple TV en novembre 2025.
Un secret bien gardé : Pluribus, la série cachottière
- Des teasers qui n’expliquent rien ou presque ;
- Un synopsis qui donne le vertige : « La personne la plus misérable de la Terre doit sauver le monde du bonheur » ;
- Des images alléchantes, mais cryptiques, comme si Apple TV jouait à « devine qui je suis » ;
- Une promotion entièrement construite autour du silence et du mystère.
La première bande-annonce ? Elle éclaire quelques éléments… tout en semant autant de nouvelles interrogations : on est en plein Lost, mais version bonheur collectif. Que s’est-il passé pour que tout le monde, subitement, affiche ce grand sourire figé comme dans une pub pour dentifrice ? Pourquoi la Terre semble-t-elle avoir perdu tout contact avec la réalité ? Mystère, et boule de gomme. On ne sait toujours pas vraiment de quoi il est question, mais une chose est sûre : côté tonalité, il va falloir ressortir la boîte de mouchoirs.
La dépression au cœur d’un monde « heureux »
« Le bonheur est un état d’esprit », clame la fameuse bande-annonce de Pluribus. Mais à en juger par les visages croisés à l’écran, cet « état d’esprit » est visiblement devenu universel… sauf pour Carol, l’anti-héroïne incarnée par Rhea Seehorn (oui, l’incroyable Kim Wexler de Better Call Saul). Elle, elle n’y arrive pas.
- Tandis que la planète entière baigne dans le bonheur béat, Carol navigue à vue, seule contre tous ;
- On ignore la cause du phénomène : virus, vaccin, invasion alien ? Chacun sa théorie de canapé ;
- Carol déambule dans un monde ultra-bright, mais susurre la détresse totale : plus envie de rien, scènes dans des magasins vides, envie de rester au lit…
Et autour, cerise sur le malheur, tout s’écroule : crashs d’avions, villes en combustion, rien ne tourne rond. Mais, ironie tragique, ceux qui l’entourent croient pouvoir l’aider (d’un sourire Colgate, certes…), sans jamais comprendre ce qu’elle traverse vraiment. Un postulat qui sent le malaise, porté par une Rhea Seehorn magistrale, son visage au bord des larmes suffisant déjà à donner les frissons.
Vince Gilligan, humour noir et pathos… mais la clarté ?
Si l’on connaît le style Gilligan, on n’est pas surpris de retrouver une pointe d’humour noir, un zeste d’ironie, saupoudrés sur un récit profondément triste et grave. C’est un voyage annoncé comme grandiose (et très gris, pour ne pas dire opaque). Ceux qui espèrent une expo claire, façon tuto YouTube « Pluribus pour les nuls », risquent d’attendre un moment ! La série préférant pour l’instant cultiver son trouble et ses questions sans réponse.
Du côté des spectateurs potentiels, les avis oscillent : certains soupçonnent le concept d’être, disons-le gentiment, « bizarre » et s’interrogent sur la volonté de plonger les fans dans des années de questionnements nébuleux. D’autres rêvent déjà de la voir couronnée série de l’année, sans l’ombre d’un doute : « ya pas de débat possible :p ».
L’impatience ou la prudence : faut-il y croire ?
Le cœur de l’action serait installé au Nouveau-Mexique (coucou Breaking Bad, on ne te quitte pas vraiment ?), ce qui interroge ceux qui se demandent pourquoi un événement manifestement planétaire se focalise sur ce coin des États-Unis. Les réserves sont là, l’espoir aussi. Trop étrange, trop sibyllin pour certains ; furieusement excitant pour d’autres. Mais comme le disait un certain héros d’une série culte des débuts de Vince Gilligan… « I want to believe » !
Pluribus débutera le 7 novembre 2025 sur Apple TV en France. Reste à savoir si nous serons happés par cette aventure aussi mystérieuse que déstabilisante, ou si le secret trop bien gardé finira par nous laisser sur notre faim. Dans tous les cas : sortez les popcorns (et le Prozac, on a prévenu…) : la déferlante Pluribus arrive, et elle n’a pas fini de faire parler.
